« C’est l’Algérie qui a fait de moi un homme », Nelson Mandela

La mort de Nelson Mandela a reçu un accueil particulier en Algérie car le défunt entretenait une relation intense avec ce pays. Ce lien est né au début des années 1960 jusqu’à maintenant.

En 1961, Nelson Mandela n’a pas d’autre choix que d’arrêter la non-violence face à la croissance de la violence des répressions visant les noirs. Il fonde alors une section armée dans le but de saboter des installations publiques et militaires.

Il doit quitter le pays afin d’apprendre toutes les techniques nécessaires à sa nouvelle mission et son périple le conduit en Algérie en 1962 où il reçoit une formation militaire de la part de l’ALN (section militaire du FLN). Par la suite, des camps d’entraînement seront dressés en Algérie pour accueillir l’ANC de Nelson Mandela et les former à la lutte armée.

Sur la scène internationale, Alger ne cache pas son soutien envers le leader de la lutte anti-apartheid et c’est en 1974 qu’Abdelaziz Bouteflika obtient l’exclusion de l’Afrique du Sud par le conseil de l’ONU. La première visite à l’étranger de Nelson Mandela après ses 27 années de prison a été l’Algérie en 1990 : «  C’est l’Algérie qui a fait de moi un homme  ».

Le président algérien a récemment déclaré :

«  Pour avoir accompli la réconciliation entre les enfants de l’Afrique du Sud et apposé son empreinte sur le livre d’or du mouvement émancipateur de l’Afrique, Madiba restera à jamais dans la mémoire africaine. Sa place est également dans le cœur de chaque homme épris des valeurs de liberté et de dignité humaine. Le peuple algérien, qui s’enorgueillit d’avoir toujours été aux côtés de Madiba et du peuple sud-africain, s’associe à votre deuil et n’oubliera jamais que pour Mandela, l’Algérie est sa ‘seconde patrie’ comme il aimait à le répéter.  »

L’Algérie a joué un rôle important dans l’émancipation du peuple sudafricain et c’est tout naturellement que Nelson Mandela en a fait sa deuxième patrie.