La juiverie Algérienne par Fernand Grégoire - 1888

AUX ANTI-JUIFS
L’avouerai-je  ?  En mettant  le  pied  sur  cette  belle terre d’Afrique, il y a de cela dix ans, je ne me doutais guère qu’un jour je livrerais au public une brochure anti-sémitique.

  Élevé dans ces grandes idées de liberté, d’égalité, de justice, qui m’ont jeté dans les rangs de l’armée révolutionnaire, je ne pouvais avoir de ressentiment, de haine, de mépris, pour une catégorie quelconque d’individus, fût-ce même pour les israélites.
  Entendant  journellement  accoler  à  ce  nom  de  juif une épithète peu ? atteuse, entendant réclamer, à tout bout de phrase, le retrait du décret Crémieux, je protestais, plaidant même la cause des enfants d’Israël, que je n’avais pas encore vus à l’oeuvre.
  Le bandeau posé sur mes yeux ne devait pas tarder à tomber, me montrant le juif indigène algérien dans toute sa nudité : hypocrite, rapace et voleur, plat devant les forts, insolent avec les faibles, incapable d’une bonne action, si derrière cette bonne action ne se trouve pas une pièce de cent sous.
  J’ai pu me convaincre alors, en étudiant nos sémites, que cette tourbe venue du fond de la Palestine, constituait pour notre pays un véritable danger.
  Danger de toutes les heures, danger toujours grandissant et qui ne peut tarder à nous submerger, si l’on ne se hâte d’élever une digue protectrice.
  Ne nous faisons point d’illusions, le pire ennemi de l’Algérie, c’est le juif...

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